Sommet de la construction 2015 – Philippe Dresto – Observatoire National du Bâtiment

Sommet de la construction : la confiance est t’elle utile ?

Sommet de la construction : la confiance des donneurs d’ordre est t’elle utile pour un retour à la croissance ? Une thématique débattue lors du troisième sommet de la construction du 20 novembre 2015.

La confiance un sujet omniprésent et si peu traité

Le sommet de la construction qui s’est tenu le 20 novembre dernier à l’initiative de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) a été l’occasion d’échanges au sein de différents acteurs de la chaine de valeurs du bâtiment. Bien entendu les sujets se concentraient sur les thématiques de l’environnement et de rénovation énergétique sur fond de COP 21, mais ce n’est pas le point fort que je retiendrais de cette rencontre.

La thématique de la confiance du donneur d’ordre a constitué une thématique particulièrement traité dans le cadre des tables rondes et c’est un fait assez rare pour qu’il mérite d’être souligné. En effet, la confiance est une des conditions centrale de l’émergence durable de ces activités qui peinent encore à afficher les rythmes de croissance attendus.

La confiance est une condition pour les nouvelles activités, les nouveaux marchés. A ce titre le segment des objets connectés constitue un exemple intéressant.

La confiance, la condition sine qua non de la réalité du marché des objets connectés

La réussite du développement des objets connectés réside dans l’adhésion massive du public à la démarche et l’usage généralisé de ces nouveaux outils et des ces nouvelles fonctionnalités cibles.

Celui-ci s’appuie sur le principe du « big data » et sera amené à gérer un grand nombre d’informations personnelles. Il s’agit là d’une faiblesse majeure dans l’environnement « confiance » de l’utilisateur, et l’apparition d’un tiers de confiance, comme une plateforme neutre, constitue une condition de la réussite du système « tout connecté ».

Afin de le préserver et lui garantir la plus grande confidentialité de ses données, le système cible devrait laisser l’usager seul et unique propriétaire et utilisateur des données, interdisant toute utilisation commerciale ou autre. Cela implique que le modèle économique ne réside pas dans la commercialisation de données, à la manière de ce que construisent les géants du numérique. Pour le bâtiment, l’ubérisation doit être maîtrisée, ainsi l’offre construite doit s’inscrire dans une logique d’offre durable, responsable et fondée sur une circularité économique de proximité dans l’esprit des systèmes collaboratifs qui se développent actuellement.

Un nouveau modèle est donc à construire…

Il n’est pas uniquement construit sur la valorisation de l’information, mais surtout sur la circularisation de l’économie, valorisant plutôt des compétences de proximité. La durabilité et le caractère éthique des offres développées autour des objets connectés pourraient interdire l’utilisation à des fins commerciales des données remontées, faute de pouvoir techniquement empêcher de les remonter à des systèmes connectés, qui par définition et par nature doivent être communicants. Ces nouveaux modèles doivent conserver l’esprit des systèmes collaboratifs qui apparaissent actuellement.

Ce constat est également valable pour des activités plus traditionnelles comme le marché de la rénovation et d’autant plus qu’il s’agira de rénovation énergétique. La confiance pour convaincre… le point de départ de l’émergence durable du marché ?…

 

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Sommet de la construction : la confiance est-elle utile ?
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