Mutation des compétences dans le bâtiment (3/6) – Philippe Dresto – président de l’Observatoire National du BTP

Mutation des compétences dans le bâtiment – Partie 3/6

Dans la série des articles sur la montée en compétences, des focus par métiers permettent de matérialiser concrètement ces mutations souhaitables qui vont impacter directement les professionnels, cette semaine les métiers de l’enveloppe… la maçonnerie et le gros oeuvre.

Évolutions en cours… souhaitables

  • Augmentation du niveau de performance technique par de la rigueur dans le processus constructif et dans la précision du geste.
  • Exigence en termes de tolérance, réservation, qualité des états de surface.
  • Nouveaux matériaux et techniques de construction.
  • Isolation par l’extérieur.
  • Technique des joints minces (brique monomur).
  • La gestion des déchets provenant des chantiers et leur traitement via des filières adaptées.
  • Prendre en compte les risques de pollution d’air intérieur dans les bâtiments à forte isolation en assurant un renouvellement d’air suffisant.

 

Compétences à développer et à créer

  • Maîtrise les règles de la conception bioclimatique tant en construction neuve qu’en rénovation, en corrélation avec l’évolution des règlementations thermiques.
    La démarche de conception bioclimatique cherche à favoriser les économies d’énergies et permet de réduire les dépenses de chauffage et de climatisation, tout en bénéficiant d’un cadre de vie très agréable.
  • Prendre en compte les phénomènes d’échanges thermiques et acoustiques dans un bâtiment.
  • Prendre en compte les principes de migration de vapeur d’eau dans les parois.
  • Maîtriser le métré et les outils de mesure.
  • Maîtriser les techniques de la pose d’isolant.
    La mise en oeuvre d’une isolation, par l’extérieur ou par l’intérieur, modifie les mouvements d’eau et de vapeur d’eau au sein de l’enveloppe (murs, planchers, toits). Il est donc nécessaire de posséder les compétences afin de connaître les différentes origines de ces modifications. Tout d’abord, la pression entre l’intérieur, à forte teneur en vapeur d’eau, notamment en période d’occupation, et l’extérieur. Ces flux de vapeur traversent l’épaisseur des parois comme ils peuvent emprunter les points de jonction entre les différents éléments de l’enveloppe (mur/mur, mur/plancher, etc.). Ensuite, les intempéries ou encore les remontées capillaires sont d’autres sources d’humidité dans les parois.
  • Maîtriser la gestion de l’étanchéité à l’air en lien avec les autres corps d’état.
  • Développer le recours à des matériaux à faible énergie grise par amélioration de l’information sur les choix technologiques et thermiques en anticipation de la RT 2020.
  • Obtenir une meilleure coordination entre corps d’état et notamment les chauffagistes, les menuisiers ou encore les isolateurs (préparation à l’offre globale.

 

Mutation des compétences dans le bâtiment 3
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