Perspectives du BTP 2017 : une croissance à 1%

Perspectives du BTP 2017 : une croissance à 1%

Perspectives du BTP 2017 par Philippe Dresto président de l’Observatoire national du bâtiment

Perspectives du BTP 2017 : une croissance à 1%

Le retournement conjoncturel observé au second quadrimestre 2016 se traduit au global pour l’année, par une conjoncture à zéro. Ce constat tend à confirmer que 2016 sera une année de transition, de la décroissance vers un retour à la croissance. La grande question maintenant est de savoir sur quelle intensité est-il envisageable de compter pour cette reprise….

Les perspectives conjoncturelles pour l’année 2016 restent très variables d’un métier à l’autre. Le segment gros œuvre demeure toujours négatif, mais présente les perspectives de reprise les meilleures, notamment en ce qui concerne le neuf pour le segment logement collectif. Clos et couvert et finition sont à l’équilibre, quand ce sont les lots techniques qui restent les plus dynamiques.

Ce qui frappe, c’est que l’ensemble des métiers semble bénéficier de l’embellie conjoncturel. Ceci laisse à penser que 2017 sera une année positive dynamisée notamment par une certaine reprise de la construction neuve, qui se généralise depuis le logement collectif, à la maison individuelle et au tertiaire.

Les indicateurs opérationnels confirment la bonne orientation de la conjoncture, à l’image de l’intérim par exemple qui gagne 10 points entre le second quadrimestre et la fin de l’année. Cet indicateur est particulièrement intéressant, car il est un bon révélateur de la « charge opérationnelle » des entreprises. Cette orientation est en phase avec les 0.2 mois supplémentaires qu’enregistrent globalement les carnets de commandes et qui profitent à l’ensemble des tailles d’entreprises

Les scenarii les plus optimistes attendent une croissance de +2%, 1% serait déjà une bonne nouvelle.

 

Perspectives du BTP 2017 : gros œuvre et clos et couvert

Après avoir connu les conjonctures les plus tendues, le gros œuvre maçonnerie devrait être en 2017 un des moteurs de la croissance. Encore négative sur l’ensemble de l’année 2016, le dernier quadrimestre laisse attendre le retournement conjoncturel espéré. 2017 devrait permettre à ces métiers de gagner près de 2 points de conjoncture et placer cette dynamique aux alentours des +1.5%, tirés notamment par le logement collectif.

Dans la mouvance générale du marché, le segment de la charpente couverture opère au second quadrimestre une amélioration conjoncturelle significative. Les intensités conjoncturelles sont comparables à celles du gros œuvre pour ce secteur d’activité. 2016 est attendue comme une période de transition peut être légèrement négative et 2017 devrait voir un gain de plus de 1 point de conjoncture, pour une conjoncture de l’ordre de +1%. L’orientation du troisième quadrimestre semble confirmer ces prévisions de marché, notamment grâce à la bonne tenue de encore du logement collectif.

Pour ce qui est des métiers de la menuiserie, le dernier quadrimestre confirme les perspectives échafaudées en août dernier. L’équilibre de la période précédente devient la règle pour l’ensemble de l’année 2016. 2017 devrait être une année de croissance légèrement en retrait de la charpente couverture, mais dans le même esprit un peu au-dessus de +1%. Les performances du troisième quadrimestre semblent confirmer cette supposition.

 

Perspectives du BTP 2017 pour le second œuvre technique

Pour le génie électrique, les notes positives du quadrimestre précédent se confirment sur la fin de l’année avec une accélération de la reprise. Au final l’année 2016 devrait être une année de croissance pour l’installation électrique juste sous la barre des +1%. Il s’agit d’une bonne performance relativement au reste du marché. Pour 2017, la reprise semble se confirmer également entre 1 et 2%, dans la dynamique du gros œuvre. Cette reprise se traduit donc par une reprise légèrement moins marquée que sur le reste du marché, pour au final une croissance toujours légèrement supérieure à la conjoncture du bâtiment.

Le génie climatique continue, quant à lui, de bénéficier d’une dynamique supérieure au reste du marché du bâtiment. 2016 est une année de croissance, avant l’heure de la réelle reprise du bâtiment. Les perspectives de croissance pour le chauffage climatisation sont également supérieures en 2017. La conjoncture est attendue en croissance de près de +2% relativement à 2016 qui est une année déjà positive à près de +1%. La croissance pour ce métier semble robuste, tous les segments étant orientés positivement, le premier moteur de la croissance étant également le résidentiel collectif.

Enfin sur le segment de la plomberie, les bonnes nouvelles des périodes précédentes se confirment sur la fin de l’année. Même si le rythme de croissance reste toujours un peu en deçà de celui du chauffage, l’année 2016 sera une année positive pour la plomberie. 2017 s’annonce également en croissance certainement un peu au-dessus de +1%. Cela se traduit globalement par un gain de l’ordre de 0.5 point de dynamique conjoncturelle. Sur la fin de l’année, les caractéristiques de croissance donne la tonalité pour les prochains mois Résidentiel collectif / Reprise de l’individuel / Retournement conjoncturel du neuf

 

Perspectives du BTP 2017 pour le second œuvre de finition

En matière de ravalement isolation, le segment se positionne historiquement dans une conjoncture supérieure à celle du marché, faut il y voir les marques d’une transition énergétique, peut être. Actuellement, la reprise de l’ensemble des segments de marché du bâtiment a tendance à faire converger les dynamiques conjoncturelles. Ainsi les performances de l’activité isolation, supérieures à celle du bâtiment, tend à se faire rattraper par les autres secteurs d’activité. Cela constitue relativement une bonne nouvelle, c’est la preuve de la robustesse de la reprise. Pour cette activité 2016 aura donc été marquée par une croissance de l’ordre de 1% et pourrait presque doubler en 2017, à l’image de la conjoncture de cette fin d’année qui termine sur des notes vraiment encourageantes.

Les métiers de la plâtrerie, quant à eux, auront connu une année 2016 ne demi-teinte. Certes la décroissance semble derrière, mais la croissance n’est pas non plus installée. Après avoir été à l’équilibre au second quadrimestre, la fin de l’année affiche quelques couleurs encourageantes. Au global, l’année 2016 aura été une année à 0, marquant la fin de la décroissance et ouvrant les porte de la croissance (attendue de l’ordre de 1 à 1.5% en 2017) permise notamment par les bonnes performances du résidentiel collectif comme le confirme les mesures du dernier quadrimestre 2016.

La peinture ne devrait pas faire exception à la règle. 2016 est une année de transition, qui devrait être très légèrement positive. Cette orientation permet d’espérer une croissance plus marquée en 2017, un peu au-dessous des +1%. Les métiers de la peinture continuent d’afficher des performances en deçà des observations qui peuvent être faite pour le bâtiment en général, comme le confirme le dernier quadrimestre 2016, cependant, dans ce contexte de tension économique, il est toujours agréable de pouvoir enfin parler de croissance, si légère soit-elle.

Du point de vue du segment revêtement de sol, les performances demeurent décevantes pour ce métier dans un équilibre tout juste positif sur la fin de l’année. Ces tonalités positives, portées notamment par le logement collectif ne permettent pas au secteur d’activité de clôturer l’année en positif. En revanche comme annoncé en août dernier la transition est en route et 2017 devrait être une année de croissance, relativement au-dessous des moyenne du marché, mais cependant positive, de l’ordre de 0.5 à 0.8%, ce qui est également le cas pour les métiers de la métallerie.

Enquêtes du BTP aussi fiables que les sondages politiques ?

Enquêtes du BTP aussi fiables que les sondages politiques ?

Enquêtes du BTP aussi fiables que les sondages politiques ? Rérlexion de Philippe Dresto président de l’Observatoire National du Bâtiment

La question de la qualité des mesures réalisées par voie de sondage se pose actuellement aux vues des dernières prévisions qui se sont avérées erronées lors des présidentielles Américaines, ou plus près de nous lors du scrutin des primaires de droite la semaine dernière. Or les sondages, les mesures d’opinion sont des outils très utilisés dans de nombreux domaines, et le bâtiment ne fait pas exception.

Les enquêtes du BTP aussi fiables que les sondages politiques ? ?

Un peu d’histoire et de technique

La technique scientifiquement établie en 1934 par NEYMAN consiste à choisir aléatoirement un échantillon d’entreprises parmi un ensemble d’acteurs dont on veut étudier une ou plusieurs caractéristiques.

Pour se faire, la base de données doit être :

  • exhaustive : si la base n’est pas absolument complète, rien ne permet d’affirmer que les acteurs manquants ont les mêmes caractéristiques que les autres acteurs, le contraire est d’ailleurs le plus probable, et les résultats de l’enquête seront forcément biaisés. Et ce quelle que soit la méthode utilisée.Or, il est très difficile de disposer d’une base exhaustive. Même  les sources officielles diffusées par des organismes publics sont perfectibles en la matière. Par exemple, dans un article du  » Courrier des statistiques « , L’INSEE reconnaît lui-même que dans  le répertoire  » SIRENE « , 14 % des entreprises figurant dans le fichier ne sont plus en activité. Et parmi celles en activité 5 % ont un code APE faux, 28 % ont un effectif salarié mal renseigné, 19 % ont une raison sociale ou une adresse fausse (retour à l’envoyeur), etc. Comme toutes les bases, l’INSEE n’ a pas les moyens de tenir à jour un fichier si toutes les entreprises ne l’informent pas en temps réel de toutes leurs modifications.
  • Et pourtant, pour être efficace, la base doit être à jour. Souvent, lorsque des sondages politiques se sont révélés faux, c’est parce que le sondeur s’est appuyé sur une base de données, par exemple de catégories socioprofessionnelles, trop ancienne et donc erronée.

 

L’enquête ne portant que sur une partie des entreprises, les résultats sont forcément entachés d’un certain % d’erreur. La seule méthode scientifiquement établie, celle du sondage aléatoire, permet d’indiquer la précision des résultats, le niveau d’incertitude, en un mot le % d’erreurs possibles. Ce % d’erreur est scientifiquement établi dans des tableaux statistiques. On notera, résultat surprenant du calcul des probabilités, que la marge d’erreur ne dépend que du nombre de  » sondés  » et non de la proportion de sondés (le nombre de 100 sondés sur 1000 est aussi précis que celui 100 sondés sur 1 million).

D’autres méthodes empiriques, dites  » méthodes des quotas  » existent et sont utilisées la plupart du temps, faute de disposer d’une base exhaustive et à jour et de pouvoir respecter les conditions draconiennes d’un sondage aléatoire. Elles consistent à construire un échantillon soi-disant  » représentatif   » en sélectionnant les acteurs pour s’assurer que la structure de cet échantillon soit semblable à celle de l’ensemble, quitte à remplacer arbitrairement une entreprise par une autre pour se conformer à la structure préétablie. Ces méthodes, qui peuvent donner de bons résultats, ne permettent en aucune manière d’indiquer un quelconque niveau de précision du résultat, car elles n’ont aucun fondement scientifique. Ces méthodes sont utilisées dans tous les sondages politiques…

 

Une question de confiance récurrente…

Il y a plus de quarante ans, Frédéric Bon publiait un livre au titre évocateur « Les sondages peuvent-ils se tromper ? »[1]. À cette question, qui peut apparaître bien académique, mais qui implique des phénomènes réels vraiment sensibles, le volume n’apportait pas de réelle réponse tranchée. Il était fait référence à quelques échecs notables –entre autres l’erreur des sondages britanniques en 1970- mais contrebalancés par des réussites significatives. Il était entre autres souligné que « sur dix-neuf expériences tentées à l’occasion de sept scrutins, les instituts britanniques affichent dix-sept succès ». La question : est-ce que les deux erreurs sont importantes ?

Quelle réponse donnerions-nous aujourd’hui à la même question en examinant les performances des instituts de sondage dans les dernières campagnes d’intentions de vote ? Changent-elles la face du monde ? Certains diront que oui, d’autres que non !

Pour prendre du recul, chacun a en mémoire quelques erreurs de prévision majeures des sondages réalisés lors de campagnes électorales en France. L’erreur la plus grave aura été certainement faite lors de l’élection présidentielle de 2002. Ne pas avoir clairement annoncé le ballottage entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac a été en partie la cause du séisme politique qui s’en est suivi. Si l’élimination de Lionel Jospin n’a pas été clairement annoncée, elle ne pouvait être écartée à la lecture des intentions de vote et des courbes respectives des 3 principaux candidats.

L’opinion publique et les médias ont d’ailleurs, à l’époque, sévèrement reproché aux sondages cette erreur et les en ont tenus pour responsables. La sphère politique s’est également emparée du sujet à voix haute et forte et l’analyse politique de l’échec de Lionel Jospin a ainsi longtemps été mise au second plan au profit d’une sévère critique des sondages.

Cette critique est nécessaire, mais elle implique que tous les acteurs, commanditaires, sondeurs, médias, commentateurs et analystes soient au fait des méthodes, connaissent les notes méthodologiques de réalisation des enquêtes, les calendriers de campagnes, les implications et les biais possibles. Bref, autant de points qui ne sont jamais repris dans les analyses, l’important est de communiquer à tout prix des chiffres pour faire le « buzz ». Or savoir ce que l’on peut en tirer et ce que l’on ne peut dire (ou pas !) à partir des données recueillies est primordial.

Les facteurs principaux qui peuvent faire la différence sont liés plus à des facteurs économiques et à des spécificités du comportement politique qu’à des problèmes techniques, comme le souligne Friche. Alors : erreurs d’échantillonnage, mode de recueil des données posant problème, fausses déclarations des électeurs, questionnaires trop facilement décodés par les personnes interrogées, indécision d’une frange de plus en plus importante du corps électoral jusqu’au jour même de l’élection ? Cette série de questions n’est pas exhaustive, mais doit être abordée si l’on souhaite améliorer la qualité des enquêtes quantitatives.

[1] Chez Calmann Levy – 1974

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour 2017 par Philippe Dresto (Observatoire National du Bâtiment, I of Me)

Pour cette seconde édition de l’IoT World Tour, l’Observatoire National du Bâtiment est mis à contribution aux côtés d’Orange, Nokia, General Electric dans le cadre du comité de sélection des conférences… et le programme s’annonce riche !

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour 2017

Salon des objets connectés : IoT World Tour

IoT World Tour

IoT World rassemblera les éléments les plus importants de l’industrie de l’Objet connecté et du Machine to Machine. De la start-up à l’entreprise internationale, de la santé à l’automobile, les exposants de IoT World forment la fine fleur du marché.

Keynote magistral, avis d’expert, table ronde, barcamp… le programme des conférences du salon IoT WORLD est constitué de cycles de conférences dans lesquels s’exprimeront experts & consultants concernés par ces sujets de l’IoT, des applications et services connectés.

Exemples de conférences :

– Concevoir des produits et services connectés à valeur ajoutée, rapidement et sans gros investissement : c’est possible !
– De l’idéation à l’industrialisation : comment penser l’idée et le cas d’usage pour un prototype IOT industrialisable et un déploiement en volume ?
– Télémonitoring, traitement des alertes, ajustement au quotidien des prescriptions médicamenteuses : comment les cardiologues réinventent-ils leur métier ? Quels avantages pour les personnes à risque ?
– Équipements industriels connectés : nouveaux services, nouveaux marchés
– Responsabilité de l’objet/du service/de la personne connectée : contractualisation et responsabilité délictuelle

– Big Data et analytics pour données IoT : avec quels outils, pour quelles valeurs ?
– Les réseaux de communication pour objets connectés : spécificités techniques, performances, robustesse, couverture,… Comment choisir ?
– Le sort des données collectées issues des appareils, produits, véhicules, engins et autres capteurs du monde connecté ? Que dit la loi ? Que fait la CNIL ? Et qu’en est-il à l’international ?
– Mise en production, continuité de service connecté, gestion des devices : quelles sont les bonnes pratiques ?
– Produit smart & connecté : d’abord redéfinir l’objet, puis en ré-estimer les usages et la valeur…

Next Connected World

Objets communicants et services connectés ouvrent la voie à tous les possibles. Dès aujourd’hui, des myriades de start-ups – toutes plus inventives les unes que les autres – travaillent à imaginer l’avenir de l’IOT.

L’opération « Next Connected World » a une seule idée en tête : faire connaître au plus grand nombre (visiteurs professionnels, fonds, grands comptes, VCs, journalistes, etc.) ces jeunes entreprises. Et cela, à travers deux opérations couplées :

  L’espace de rencontres « Next Connected World » dédié aux jeunes entreprises justifiant de 0 à 24 mois d’existence. À des conditions très très abordables, elles disposent d’une zone d’exposition située au cœur même du salon IOT World

Deux sessions-vitrine leurs sont réservées dans le programme des conférences afin qu’elles présentent aux auditeurs et visiteurs professionnels leurs projets.

Dates & Horaires de l’IoT World Tour 2017

  • Lieu : Paris Porte de Versailles
  • 22/03/2017 de 09:00 à 18:30
  • 23/03/2017 de 09:00 à 17:30

 

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour

Salon des objets connectés : IoT World Tour Paris 2017, recevez gratuitement votre badge visiteur :

Invitation gratuite IoT World Tour 2017

 

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