Journée nationale IoT organisée par le CNRS à la cité de l’innovation de Nokia

Journée nationale IoT organisée par le CNRS à la cité de l’innovation de Nokia

 Journée nationale IoT cité de l’innovation de Nokia

Journée nationale IoT cité de l’innovation de Nokia

Aujourd’hui, Internet se transforme progressivement en un HyperRéseau formé par une multitude d’artefacts, de programmes et de données, appelé « Internet des objets (IdO), Internet of Things, ou IoT».

La journée nationale de l’IoT organisée par le LIMSI CNRS dans le cadre de la cité de l’innovation de NOKIA se consacre aux nouveaux défis de l’Internet des Objets propose donc de porter un regard qui intègre d’une part les problématiques de facteurs humains et problématiques technologiques, et d’autre part la question du rôle que joue aujourd’hui les objets connectés dans la vie quotidienne comme la santé, l’habitat, l’automobile, l’assurance, qui sont en train d’être bouleversés par cette mutation du réseau.

 Journée nationale IoT 2016 RPE-CNRS-IOT

La révolution d’un hyper réseau

Cet hyper réseau mondialisé constitue un tournant important dans le processus de mutation de notre société. Il s’agit d’un vecteur de transformation majeur de nature à bouleverser les modes de conception, de construction, de fonctionnement et d’usage des services existants (transport, administration, etc.). Ce réseau est multi secteurs (bâtiment, transport, loisirs, santé, bien-être…), multi public (jeunes, séniors, actifs, sédentaires, nomades…) et du fait de sa transversalité s’impose à toute la société. En termes de service l’horizon est quasi illimité et la personnalisation à discrétion des usagers en fonction de facteurs économiques, le contexte, l’usage et les spécificités individuelles.

Du point de vue technologique, l’IdO est au centre de tous les développements modernes, où toute information de n’importe quel objet peut-être instantanément mise en relation avec un service ou une action proposée par un autre objet, ce qui pose d’ailleurs des questions éthiques pour la société moderne. Cela place les questions des capteurs, de l’électronique embarquée, des protocoles de  communication, et de sécurité des données dans une situation stratégique majeure.

La communication entre objet et tout particulièrement entre objet et utilisateurs est stratégique. À ce titre, les aspects technologiques ne sont pas la seule clé de succès de ces nouvelles plateformes et la prise en compte de la question de l’usage est indispensable. Au cœur de ce sujet, les facteurs humains et l’interaction homme-machine positionnent le futur utilisateur au coeur même du processus de design des objets connectés. Cette démarche permet d’élaborer des services plus accessibles, plus utilisables et correspondants aux besoins réels des usagers. Ceci impacte directement les phases de conception et oblige à repenser les méthodes de design, de conception, de développement, de débogage et de dévaluation des objets connectés et services associés.

 

RPE objet connecté LIMSI CNRSIoT, des questions philosophiques et éthiques

Une nouvelle révolution, après la révolution agricole, cognitive, industrielle, l’Homme se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une métamorphose : la révolution numérique. La technologie n’est que ce que nous faisons d’elle, et il est urgent de mener des réflexions éthiques sur l’Internet des objets. Que voulons-nous vouloir en la matière ?!  Le recueil et le traitement algorithmique des données issues de l’Internet des objets  est un nouvel Eldorado, la valeur ajoutée n’est plus dans l’objet ou le service, mais dans l’information qu’il va être capable de drainer. Ces nouveaux objets connectés laisseront des traces de nous-mêmes exploitables par des algorithmes pour notre bien-être, mais aussi peuvent bouleverser notre façon de vivre. Le « parcours » devient la norme et la répétition des situations permet de passer d’un contexte probable à une réalité tangible. L’intelligence artificielle écrirait-elle nos comportements, et l’Homme deviendrait-il prédictible ?

Des réflexions éthiques sont nécessaires par exemple sur les aspects de vie privée, sur l’opacité des algorithmes, sur le consentement éclairé et la manipulation des utilisateurs, sur la sécurité et le Hacking des systèmes …

Relativement à l’émergence de ces nouveaux objets et fonctionnalités, éduquer les utilisateurs apparaît comme un présupposé majeur à la massification durable du secteur. D’une manière plus générale, le secteur doit être régulé, le comportement des machines doit être maîtrisé, les objets doivent répondre à des règles et l’utilisateur doit être conscient qu’il est fournisseur de données et doit connaître exactement les données qu’il fournit. Dans ce cadre, se pose la question de la réversibilité, c’est-à-dire savoir si, l’utilisateur pourra ne plus utiliser un objet connecté, voire même s’il le voudra… C’est la question de la dépendance qui se pose, en plus des questions habituelles de confiance. Du point de vue technique, il s’agit de réguler les algorithmes.

 

Une autre façon de gérer les données…

Partant du principe que la donnée est produite spontanément par l’utilisateur, elle doit être, intuitivement, utilisée à son unique intérêt, qu’il soit économique, sociologique ou physiologique. Des start-ups ont construit des modèles viables sur cette base. C’est le cas de I of Me, qui exposait d’ailleurs à cette journée nationale de l’IoT. Le thermostat connecté développé par cette entreprise place l’utilisateur au centre de la démarche et crée un réel lien de confiance entre lui et son chauffagiste. L’objectif est d’assurer le bien-être et l’optimum économique de l’installation.

Ce genre de développements permet d’intégrer de manière vertueuse ces transformations à la fois technologiques, culturelles, sociales, économiques, cognitives et peut constituer des débuts de réponses aux nombreuses interrogations concernant la mutation de l’économie et de la société pour les libertés individuelles, mais également pour la recherche, et la créativité.

Enquêtes du BTP aussi fiables que les sondages politiques ?

Enquêtes du BTP aussi fiables que les sondages politiques ?

Enquêtes du BTP aussi fiables que les sondages politiques ? Rérlexion de Philippe Dresto président de l’Observatoire National du Bâtiment

La question de la qualité des mesures réalisées par voie de sondage se pose actuellement aux vues des dernières prévisions qui se sont avérées erronées lors des présidentielles Américaines, ou plus près de nous lors du scrutin des primaires de droite la semaine dernière. Or les sondages, les mesures d’opinion sont des outils très utilisés dans de nombreux domaines, et le bâtiment ne fait pas exception.

Les enquêtes du BTP aussi fiables que les sondages politiques ? ?

Un peu d’histoire et de technique

La technique scientifiquement établie en 1934 par NEYMAN consiste à choisir aléatoirement un échantillon d’entreprises parmi un ensemble d’acteurs dont on veut étudier une ou plusieurs caractéristiques.

Pour se faire, la base de données doit être :

  • exhaustive : si la base n’est pas absolument complète, rien ne permet d’affirmer que les acteurs manquants ont les mêmes caractéristiques que les autres acteurs, le contraire est d’ailleurs le plus probable, et les résultats de l’enquête seront forcément biaisés. Et ce quelle que soit la méthode utilisée.Or, il est très difficile de disposer d’une base exhaustive. Même  les sources officielles diffusées par des organismes publics sont perfectibles en la matière. Par exemple, dans un article du  » Courrier des statistiques « , L’INSEE reconnaît lui-même que dans  le répertoire  » SIRENE « , 14 % des entreprises figurant dans le fichier ne sont plus en activité. Et parmi celles en activité 5 % ont un code APE faux, 28 % ont un effectif salarié mal renseigné, 19 % ont une raison sociale ou une adresse fausse (retour à l’envoyeur), etc. Comme toutes les bases, l’INSEE n’ a pas les moyens de tenir à jour un fichier si toutes les entreprises ne l’informent pas en temps réel de toutes leurs modifications.
  • Et pourtant, pour être efficace, la base doit être à jour. Souvent, lorsque des sondages politiques se sont révélés faux, c’est parce que le sondeur s’est appuyé sur une base de données, par exemple de catégories socioprofessionnelles, trop ancienne et donc erronée.

 

L’enquête ne portant que sur une partie des entreprises, les résultats sont forcément entachés d’un certain % d’erreur. La seule méthode scientifiquement établie, celle du sondage aléatoire, permet d’indiquer la précision des résultats, le niveau d’incertitude, en un mot le % d’erreurs possibles. Ce % d’erreur est scientifiquement établi dans des tableaux statistiques. On notera, résultat surprenant du calcul des probabilités, que la marge d’erreur ne dépend que du nombre de  » sondés  » et non de la proportion de sondés (le nombre de 100 sondés sur 1000 est aussi précis que celui 100 sondés sur 1 million).

D’autres méthodes empiriques, dites  » méthodes des quotas  » existent et sont utilisées la plupart du temps, faute de disposer d’une base exhaustive et à jour et de pouvoir respecter les conditions draconiennes d’un sondage aléatoire. Elles consistent à construire un échantillon soi-disant  » représentatif   » en sélectionnant les acteurs pour s’assurer que la structure de cet échantillon soit semblable à celle de l’ensemble, quitte à remplacer arbitrairement une entreprise par une autre pour se conformer à la structure préétablie. Ces méthodes, qui peuvent donner de bons résultats, ne permettent en aucune manière d’indiquer un quelconque niveau de précision du résultat, car elles n’ont aucun fondement scientifique. Ces méthodes sont utilisées dans tous les sondages politiques…

 

Une question de confiance récurrente…

Il y a plus de quarante ans, Frédéric Bon publiait un livre au titre évocateur « Les sondages peuvent-ils se tromper ? »[1]. À cette question, qui peut apparaître bien académique, mais qui implique des phénomènes réels vraiment sensibles, le volume n’apportait pas de réelle réponse tranchée. Il était fait référence à quelques échecs notables –entre autres l’erreur des sondages britanniques en 1970- mais contrebalancés par des réussites significatives. Il était entre autres souligné que « sur dix-neuf expériences tentées à l’occasion de sept scrutins, les instituts britanniques affichent dix-sept succès ». La question : est-ce que les deux erreurs sont importantes ?

Quelle réponse donnerions-nous aujourd’hui à la même question en examinant les performances des instituts de sondage dans les dernières campagnes d’intentions de vote ? Changent-elles la face du monde ? Certains diront que oui, d’autres que non !

Pour prendre du recul, chacun a en mémoire quelques erreurs de prévision majeures des sondages réalisés lors de campagnes électorales en France. L’erreur la plus grave aura été certainement faite lors de l’élection présidentielle de 2002. Ne pas avoir clairement annoncé le ballottage entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac a été en partie la cause du séisme politique qui s’en est suivi. Si l’élimination de Lionel Jospin n’a pas été clairement annoncée, elle ne pouvait être écartée à la lecture des intentions de vote et des courbes respectives des 3 principaux candidats.

L’opinion publique et les médias ont d’ailleurs, à l’époque, sévèrement reproché aux sondages cette erreur et les en ont tenus pour responsables. La sphère politique s’est également emparée du sujet à voix haute et forte et l’analyse politique de l’échec de Lionel Jospin a ainsi longtemps été mise au second plan au profit d’une sévère critique des sondages.

Cette critique est nécessaire, mais elle implique que tous les acteurs, commanditaires, sondeurs, médias, commentateurs et analystes soient au fait des méthodes, connaissent les notes méthodologiques de réalisation des enquêtes, les calendriers de campagnes, les implications et les biais possibles. Bref, autant de points qui ne sont jamais repris dans les analyses, l’important est de communiquer à tout prix des chiffres pour faire le « buzz ». Or savoir ce que l’on peut en tirer et ce que l’on ne peut dire (ou pas !) à partir des données recueillies est primordial.

Les facteurs principaux qui peuvent faire la différence sont liés plus à des facteurs économiques et à des spécificités du comportement politique qu’à des problèmes techniques, comme le souligne Friche. Alors : erreurs d’échantillonnage, mode de recueil des données posant problème, fausses déclarations des électeurs, questionnaires trop facilement décodés par les personnes interrogées, indécision d’une frange de plus en plus importante du corps électoral jusqu’au jour même de l’élection ? Cette série de questions n’est pas exhaustive, mais doit être abordée si l’on souhaite améliorer la qualité des enquêtes quantitatives.

[1] Chez Calmann Levy – 1974

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour 2017 par Philippe Dresto (Observatoire National du Bâtiment, I of Me)

Pour cette seconde édition de l’IoT World Tour, l’Observatoire National du Bâtiment est mis à contribution aux côtés d’Orange, Nokia, General Electric dans le cadre du comité de sélection des conférences… et le programme s’annonce riche !

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour 2017

Salon des objets connectés : IoT World Tour

IoT World Tour

IoT World rassemblera les éléments les plus importants de l’industrie de l’Objet connecté et du Machine to Machine. De la start-up à l’entreprise internationale, de la santé à l’automobile, les exposants de IoT World forment la fine fleur du marché.

Keynote magistral, avis d’expert, table ronde, barcamp… le programme des conférences du salon IoT WORLD est constitué de cycles de conférences dans lesquels s’exprimeront experts & consultants concernés par ces sujets de l’IoT, des applications et services connectés.

Exemples de conférences :

– Concevoir des produits et services connectés à valeur ajoutée, rapidement et sans gros investissement : c’est possible !
– De l’idéation à l’industrialisation : comment penser l’idée et le cas d’usage pour un prototype IOT industrialisable et un déploiement en volume ?
– Télémonitoring, traitement des alertes, ajustement au quotidien des prescriptions médicamenteuses : comment les cardiologues réinventent-ils leur métier ? Quels avantages pour les personnes à risque ?
– Équipements industriels connectés : nouveaux services, nouveaux marchés
– Responsabilité de l’objet/du service/de la personne connectée : contractualisation et responsabilité délictuelle

– Big Data et analytics pour données IoT : avec quels outils, pour quelles valeurs ?
– Les réseaux de communication pour objets connectés : spécificités techniques, performances, robustesse, couverture,… Comment choisir ?
– Le sort des données collectées issues des appareils, produits, véhicules, engins et autres capteurs du monde connecté ? Que dit la loi ? Que fait la CNIL ? Et qu’en est-il à l’international ?
– Mise en production, continuité de service connecté, gestion des devices : quelles sont les bonnes pratiques ?
– Produit smart & connecté : d’abord redéfinir l’objet, puis en ré-estimer les usages et la valeur…

Next Connected World

Objets communicants et services connectés ouvrent la voie à tous les possibles. Dès aujourd’hui, des myriades de start-ups – toutes plus inventives les unes que les autres – travaillent à imaginer l’avenir de l’IOT.

L’opération « Next Connected World » a une seule idée en tête : faire connaître au plus grand nombre (visiteurs professionnels, fonds, grands comptes, VCs, journalistes, etc.) ces jeunes entreprises. Et cela, à travers deux opérations couplées :

  L’espace de rencontres « Next Connected World » dédié aux jeunes entreprises justifiant de 0 à 24 mois d’existence. À des conditions très très abordables, elles disposent d’une zone d’exposition située au cœur même du salon IOT World

Deux sessions-vitrine leurs sont réservées dans le programme des conférences afin qu’elles présentent aux auditeurs et visiteurs professionnels leurs projets.

Dates & Horaires de l’IoT World Tour 2017

  • Lieu : Paris Porte de Versailles
  • 22/03/2017 de 09:00 à 18:30
  • 23/03/2017 de 09:00 à 17:30

 

Invitation salon des objets connectés : IoT World Tour

Salon des objets connectés : IoT World Tour Paris 2017, recevez gratuitement votre badge visiteur :

Invitation gratuite IoT World Tour 2017

 

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