Montée en compétence des artisans la clé du succés

Montée en compétence des artisans la clé du succés

#formation #artisan #loiMOP – Montée en compétence des artisans – Philippe Dresto – ONTS BTP

La montée en compétence des artisans et des ouvriers du bâtiment :
La clé du succès pour massifier les travaux de rénovation sur les territoires

2015 est une année qui aura été marqué par des travaux de fond qui auront concerné la montée en compétence des salariés du bâtiment. Preuve en est certainement qu’au-delà des qualifications nécessaires et des marques de qualité utiles pour donner confiance une mutation des compétences des artisans et des ouvriers du bâtiment est en route… j’en veux pour preuve, et à titre indicatif et non limitatif, les travaux du plan Bâtiment Durable, de la FFB Haute Normandie, de Rénovation Plaisir Energie et ceux de Dominique Naert, Directeur des établissements franciliens du CSTB.

Les artisans entrent dans l’ère du numérique

« Les artisans entrent dans l’ère du numérique » peut paraitre être un constat de l’ordre de la totologie et pourtant, il revêt des conséquences de montée en compétences significatifs. Objets connectés, BIM, plateformes web relationnelles, plateformes locales de la rénovation énergétique, sont autant d’éléments qui marquent la réalité du quotidien de nos artisans et de nos ouvriers au quotidien sur leurs chantiers.

La montée en compétences des artisans et ouvriers du bâtiment en matière de numérique est primordiale.

Tout d’abord la maquette numérique remet l’artisan et l’ouvrier du bâtiment au cœur de la filière bâtiment et l’interconnecte avec la maitrise d’œuvre, la maitrise d’ouvrage, les bureaux d’étude. LA coopération et l’organisation du travail ensemble devient la règle. Le numérique permet de gagner en efficacité, en qualité d’exécution, en temps, en qualité de vie, en attrait le secteur du bâtiment.

Ensuite les plateformes territoriales de Rénovation Energétiques constituent pour les artisans du bâtiment un vrai levier. Référencement, présence locale, mise en valeur des signes de qualité, engagement de proximité, ces outils territoriaux permettent aux entreprises de démultiplier leur présence localement, de s’associer pour prendre des marchés jadis hors de leur portée, c’est tout l’esprit de la nouvelle loi MOP pour les PME de 2016. Il devient donc essentiel que les artisans disposent des outils pour un travailler ensemble efficace et ce nécessairement dans un processus de parcours travaux normalisé. Ce point est essentiel dans la répartition de la valeur dans la chaîne des acteurs de l’acte de rénover, et ce afin que le client n’ai pas à supporter un surcout d’intermédiation n’apportant pas un gain de qualité.

Enfin, les objets connectés constituent les matériaux et matériels de demain, voire d’aujourd’hui pour certaines fonctionnalités. Le bâtiment devient une plateforme de services et l’offre des entreprises doit évoluer pour suivre cette mutation sous peine de perdre leur valeur ajoutée. La montée en compétence des artisans par l’accès aux objets connectés, les données collectées et leurs utilisations.

L’internet des réseaux remet en cause l’ordre établi et c’est là aussi un point de création d’attractivité de la filière envers les générations Y et Z.

Changer de paradigmes : bonnes pratiques et réflexes marketing, travailler ensemble

La montée en compétences des artisans et ouvriers du bâtiment n’est pas une question d’une formation dans une salle de réunion, c’est une formation au quotidien, tout au long de sa vie.

Le partage des bonnes pratiques, la connaissance des autres métiers, l’identification des interactions de chantiers, la prise en compte de l’autre, l’envie d’aller vers l’autre et de se remettre en cause sont des points clefs de cette mutation. Il est important de capitaliser sur des référentiels de compétences, qu’il soit technique comme RAGE, marketing comme celui du « référent vert » de la FFB ou « Réno Garantie Confiance » de Rénovation Plaisir Energie. Il s’agit pour les artisans et les ouvriers du bâtiment de faire leur travail différemment, en mettant au cœur de leur chaine de valeur le donneur d’ordre.

Les filières ne doivent pas rester dans des silos fermé mais et communiquer ensemble hors de tout corporatisme. Donner confiance, et donner envie deviennent les clefs de la réussite de la massification de la rénovation en France et c’est l’affaire de tous et tous ensemble. Si le marché existe enfin, c’est près de 2 millions d’emplois créer pour tenir les engagements pris par la France.

L’artisan du bâtiment doit accompagner son client pour lui donner envie de lui confier la rénovation de son logement, de son outil de travail (bureau, commerce…) pour lui apporter fonctionnalité, confort, économie… les argumentaires de vente changent et les artisans doivent aller au-devant des attentes de leurs clients, leur proposer du rêve, et des engagements et tenir leurs promesses. L’envie et la confiance sont certainement les clefs de la réussite, certainement bien au-delà des subventions.

CSTB Dominique Naert

Cette phrase de Dominique Naert semble sonner comme une bonne conclusion éclairante sur la nécessaire monté » en compétence des artisans

« Les travailleurs cognitifs devront répondre à la complexification des systèmes qui nécessitera des profils hybrides, personnalisés, en évolution et formation constante tout au long de la vie. Le numérique permet l’accès à la connaissance à toute heure et en tout lieu. Un accès instantané et universel, transparent et sans intermédiaire. La génération Y ou Z s’y est éduquée. Le challenge est prêt à être porté par ces générations pour peu que nous ayons, pour elles, l’ambition à la hauteur de la nouvelle économie, de la nouvelle industrie. »

CSTB, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, a pour mission de garantir la qualité et la sécurité des bâtiments, et d’accompagner l’innovation de l’idée au marché. Le CSTB rassemble des compétences pluridisciplinaires pour développer et partager les connaissances scientifiques et techniques déterminantes et pour apporter aux acteurs les réponses qu’ils attendent dans leur pratique professionnelle.
Le CSTB exerce pour cela, 4 activités clés : recherche et expertise, évaluation, certification et diffusion des connaissances. Son champ de compétences couvre les produits de construction, les bâtiments et leur intégration dans le quartier et la ville.

Montée en compétence des artisans nécessité avec la loi MOP 2016

Montée en compétence des artisans, un parcours qui ne doit plus être solitaire

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Objets connectés, l’avenir du bâtiment CES 2016

Objets connectés, l’avenir du bâtiment CES 2016

Objets connectés, l’avenir du bâtiment – – 8 janvier 2016 – Philippe Dresto – 

Objets connectés, l’avenir du bâtiment ?

Les objets connectés envahissent aujourd’hui l’ensemble des secteurs de l’économie, le bâtiment ne fait pas exception et se transforme profondément. Le coût global devient la norme, la chaine de valeur se désintermédiarise, l’ère du numérique « ubérise » le bâtiment. Efficacité énergétique, confort, mieux être, assistance à domicile, ces nouvelles finalités trouvent des solutions efficaces avec l’Internet des Objets (IoT).

Plusieurs usages sont pressentis à ces objets d’une manière plus massive que ce que nous pouvons connaitre aujourd’hui, ils concernent l’efficacité énergétique, l’amélioration du confort, le maintien à domicile, la rééducation fonctionnelle à l’extérieur des infrastructures médicalisées.

uberisation du batiment

Les enjeux de la réussite de cette transition numérique

L’acceptabilité psychologique et sociale de ces nouvelles modalités nécessite une attention toute particulière à l’ergonomie des objets participants à ces systèmes installés dans le quotidien des occupants. Du point de vue industriel, les enjeux d’interopérabilité et d’ouverture des systèmes demeurent des leviers importants qui restent encore la plupart du temps des freins significatifs à l’émergence du marché.

L’enjeu de demain est l’interconnexion du bâtiment avec son territoire et la communication des différentes plateformes informationnelles et relationnelles entre elles. Le point critique de la réussite de ce modèle connecté réside dans la confiance de l’utilisateur dans l’usage qui est fait de ses données ce qui implique l’émergence de tiers de confiance. Le big data, sur fond de développement de l’économie circulaire, sociale et solidaire rend possible le passage pour le « smart territory » du virtuel au réel durable.

Modification des fonctionnements filière

Les objets connectés envahissent aujourd’hui l’ensemble des secteurs de l’économie, le bâtiment ne fait pas exception. Efficacité énergétique, confort, mieux être, assistance à domicile… ces nouvelles finalités trouvent des solutions efficaces avec l’Internet des Objets. L’enjeu de demain est l’interconnexion du bâtiment avec son territoire. L’IOT raisonné permet cette transition et le « big data » rend possible le passage de la « smart economy » du virtuel au réel durable. Voila le sujet posé.

La ville change, l’habitat se modifie, les contraintes de vie se renforcent, des nouveaux acteurs apparaissent dans la chaine de valeur du bâtiment qui se désintermédiarise, les modèles économiques sont bouleversés, le coût global devient la référence, donnant un vrai sens à la valeur vert…pour répondre à ces nouveaux enjeux, la révolution numérique est en marche, le bâtiment « s’ubérise ».

Le cœur de métier des géants de l’industrie numérique (Google, Apple…) est de collecter des données sur les individus pour leur vendre des services pertinents et personnalisés grâce à des applications. Jusqu’à présent, tout se passe par l’intermédiaire des écrans, d’abord ceux des ordinateurs, puis des smartphones et des tablettes. Mais ces groupes souhaitent dépasser le seul périmètre du monde de l’informatique et s’intéressent désormais à des secteurs où le numérique est présent tout en ne transitant pas par ces interfaces, mais par ce qu’on appelle les « objets connectés ». Ces derniers sont déployés dans l’environnement immédiat des individus – la voiture, les transports, la maison… – et vont dans toutes les étapes de leur vie quotidienne collecter des données sur eux et leur environnement.

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Toujours plus de services…

Les entreprises du numérique souhaitent alors se servir de ces données pour produire des services et les monétiser, soit auprès des mêmes individus (B to C), soit sur un autre versant du modèle d’affaires, à d’autres entreprises (B to B). C’est pourquoi les géants du numérique s’intéressent aux secteurs de l’automobile, de l’énergie, des transports et, donc, du bâtiment. En effet, durant toutes ces étapes de la vie des utilisateurs, chacun est connecté à des objets qui mesurent ce qui se passe et peuvent exécuter des ordres, au travers de codes logiciels. Ce phénomène est présent dans le bâtiment par le biais de la domotique, qui n’est pas une filière nouvelle, mais qui reste peu développée, car rudimentaire et non connectée. La nouveauté de ces derniers mois, c’est la domotique connectée, à savoir des objets installés dans l’habitat et qui, via Internet, sont reliés à des serveurs très puissants hébergés sur du « cloud », qui permettent d’exécuter du code logiciel plus sophistiqué que la domotique à l’ancienne. Les perspectives sont alors infinies. Elles peuvent être économiques, mais également porteuses de gages de mieux vivre et de mieux être chez soi. Les nouvelles fonctionnalités cibles peuvent être les suivantes :

  • Gestion de l’énergie : L’ambition de ces services est d’optimiser la régulation hygrothermique selon le besoin des usagers. Cela consiste à mesurer des facteurs intrinsèques comme la chaleur métabolique, le niveau d’activité… mais également réaliser des mesures de variables environnementales comme l’humidité, l’éclairage, les températures intérieures, extérieures… Ce service a pour finalité la régulation des variables physiques de l’environnement intérieur du bâtiment afin d’optimiser le confort de l’occupant.
    Au-delà de ces fonctions fondamentales, les services liés à l’énergie peuvent suggérer et faciliter des actions en faveur de l’économie d’énergie, comme : piloter des équipements techniques sur place et à distance, identifier des sources de gain de confort et d’économies d’énergies et les mesurer, mais également pouvoir « s’effacer » du réseau en cas de pic de consommation ou encore basculer d’un producteur à l’autre selon les offres tarifaires et les énergies primaires disponibles.
  • Optimiser le confort de vie – mieux vivre et vivre mieux : L’ambition de ces services est d’améliorer l’environnement de vie au sein de l’habitat. Il s’agit de proposer des indicateurs de qualité de la lumière : intensité lumineuse, UV, renseigner sur la qualité de l’air : Hygrométrie, température, pression atmosphérique, teneur en gaz, COV, fumées, poussière, sensibiliser à la pollution électromagnétique (wifi, gsm, 3/4G, TNT, radio…), mais également de proposer un archivage des dossiers administratifs (factures électricité, gaz, eau, téléphone, web, contrats…), créer un outil de comparaison des consommations individuelles et de celles de la communauté. Cette fonctionnalité entre dans une dynamique de « ludification » (concept de gamification) des systèmes, proposer une interface d’impact de la modification comportementale sur la consommation d’énergie ou encore permettre également de gérer des services multimédia (streaming film, photos, musique, vidéoconférence)
  • La sécurité est également une composante de ces services portés par les objets connectés. Il s’agit de proposer des fonctions de gestion à distance des ouvrants (gestion de la présence), d’interfacer un service de télésurveillance (détecteur de mouvements et d’ouvertures) ou encore une Détection Automatique Incendie (DAI). Selon les mesures réalisées le systèmes avertira l’occupant des dépassements de seuils, intrusions… et suggérera une action d’aération, de fermeture/ouverture des ouvrants, de modification de la température de consigne, d’activation de l’air conditionnée, de nettoyage, d’évacuation des personnes sensibles le cas échéant.
  • Les fonctionnalités de suivi médical à domicile : L’objectif de ces services est d’assurer une prestation à domicile de pronostic/diagnostic et suivi de l’état de santé de personnes sensibles. Par personnes sensibles, on entend des personnes souffrant de pathologies chroniques (maladie cardio-vasculaires, hypertension artérielle…), mais également des nourrissons ou des personnes âgées. Il s’agit alors de renseigner sur les fonctions physiologiques des occupants et d’interfacer un service de surveillance médical. Le service consiste dans la gestion d’un suivi des mesures physiologiques, la promulgation de conseils de vie au quotidien, enfin d’alerter le patient et générer un rendez-vous auprès des structures médicales d’urgence. Dans le même ordre d’idée, les objets connectés permettent d’assurer des services de rééducation et de maintien à domicile. L’objectif est d’accompagner la rééducation et le maintien de l’autonomie à domicile avec des tâches de la vie quotidienne (rééducation post AVC, post traumatique, rééducation de l’autonomie des personnes âgées…). Les exercices peuvent être de type moteur, sensoriel ou cognitif.
  • Interconnecter le logement dans la ville, sociabiliser : l’objectif des services est de sortir le logement de ses murs et de l’interconnecter le cas échéant avec les fonctionnalités proposées par le quartier, la ville, le territoire… ces services peuvent prendre les formes aussi variées que proposer des outils pour animer un service d’auto-partage, interconnecter le logement à l’offre de transport en commun de proximité, pousser une information générale de proximité, informer sur les animations de proximité.
  • La conception est également un territoire de développement pour les objets connectés avec la possibilité de reconstruction 3D des bâtiments existants, dans une logique « BIM ready ».
    Un bel exemple d’innovation pour créer massivement et rapidement des maquettes numériques 3D des bâtiment : la tablette de reconstruction 3D développée par RPE (Rénovation Plaisir Energie) et le LIMSI CNRS (Université Paris Saclay).

tablette 3D Rénovation RPE CNRS

Acceptabilité sociologique

Pour l’ensemble de ces approches, il est important que l’ qui regroupe l’ensemble des fonctionnalités et agrège l’information nécessaire au bon fonctionnement du système, dispose d’une ergonomie d’usage adaptée. Pour cela, il est recommandé de partir de l’usage pour concevoir les services répondant à des besoins et des attentes et proposer une utilisation et une ergonomie simplifiée. La prise en compte des facteurs humains aussi bien physiologiques que cognitifs est stratégique. C’est notamment du point de vue de la gestion de la confiance dans l’administration de la confidentialité des données personnelles que l’existence d’un tiers de confiance apparait comme un point critique de la réussite du modèle. Du point de vue du service, il est important de valider son utilité, son acceptabilité et son utilisabilité en contexte réel. La personnalisation du service et la possibilité de permettre à l’usager de concevoir son propre univers de services est important, tout autant que l’objet connecté doit être beau pour être sociologiquement accepté.

Comment accélérer la transition énergétique

Comment accélérer la transition énergétique

Comment accélérer la transition énergétique en France – Philippe Dresto –

Comment accélérer la transition énergétique

Après la COP 21, les bonnes résolutions de la nouvelle année… je vous propose ma visions sur les actions à mettre en place pour répondre à cette simple question : comment accélérer la transition énergétique.

De l’ensemble des travaux que peut mener l’Observatoire du Bâtiment, il ressort quelques vœux à formuler pour 2016 afin que l’ensemble de la filière bâtiment puisse bénéficier d’un début de massification. Aussi, quelques actions simples peuvent être portées par l’ensemble des acteurs à destination tout particulièrement du tissu diffus des entreprises du bâtiment et indirectement de leurs donneurs d’ordre.

Une meilleure communication

Il s’agit essentiellement de densifier le volume de communication, afin de sensibiliser les professionnels, leur apporter les bons réflexes, mais surtout les réponses pour leurs donneurs d’ordre.

Cette action de communication peut prendre la forme de participation à des salons thématiques sur des périmètres complémentaires au cœur de métier du fabricant, des interventions au sein des instances publiques et représentatives de la profession. L’action de communication peut également prendre la forme de la publication de revue et tout particulièrement de la diffusion de supplément thématique sur des aspects précis et opérationnels de la rénovation énergétique.

Dans tous les cas, la communication est essentiellement B to B au travers de brochures d’application, des guides facilitant le choix des solutions techniques, la mise à disposition d’application pour smartphone…

Entrent également dans le périmètre de la communication, des actions en termes de formation, aussi bien en interne, auprès des collaborateurs en contact direct avec les utilisateurs / poseurs, mais également en externe directement auprès des professionnels. Lors de ces sessions de formation, il apparait nécessaire de mettre une emphase pédagogique tout particulièrement sur la réglementation, afin de bien la faire comprendre, et donc mettre en œuvre sur les chantiers.

Montée en compétences techniques

L’accompagnement technique doit être de proximité, c’est-à-dire porté directement par une présence sur les lieux de vente et libre-service dans les surfaces de négoces. L’objectif est de guider et faciliter le choix des produits les plus adaptés aux enjeux de chaque chantier.

Par ailleurs, cet accompagnement est l’occasion de faire connaitre de manière opérationnelle les évolutions produits portées par les services R&D des fabricants. C’est l’exemple même des matériaux bio sourcés, comme les filières chanvre qui nécessite une formation quant aux usages techniques, ou encore le développement des granulats légers.

En matière d’utilisation des matériaux et des techniques, l’inertie est forte et le poids des habitudes très important. Il est donc nécessaire de travailler sur la notoriété pour faire évoluer les habitudes de travail sans pour autant que la mutation soit vécue comme une contrainte, mais bien plus comme une valeur ajoutée liée à l’évolution des systèmes constructifs. Fabricants et distributeurs doivent convaincre par l’exemple, dans un marché qui n’est pas encore forcément mature. Le facteur temporalité est d’autant plus important à prendre en compte. Il s’agit d’une tendance long terme, et l’action doit être enclenchée aujourd’hui dans une logique d’investissement pour l’avenir, sans un retour sur investissement court terme pour le fabricant et même le distributeur, c’est la caractéristique même d’un marché émergent.

L’accompagnement pour créer la confiance

Il s’agit certainement de l’action la plus importante que doivent porter les acteurs et tout particulièrement ceux en amont de la filière du bâtiment. L’accompagnement est par définition

  • Technique
  • Porté par des outils opérationnels
  • Matérialisé par du conseil au quotidien directement applicable sur chantier

L’accompagnement s’appuie sur de nombreuses actions de communication, de développement d’interfaces et d’outils et nécessite des réunions de proximité chez les négoces avec les artisans avec à l’appui des exemples pratiques et concrets et des outils d’animation adaptés notamment sous forme de plateforme collaborative.

L’amont de la filière a un vrai rôle moteur à jouer dans le processus de massification de la transition énergétique aux côtés des territoires. Des échanges avec les professionnels du bâtiment, on retiendra que leurs attentes sont les suivantes :

Retrouver une présence commerciale auprès de leurs fournisseurs : La création de la relation partenariale reste primordiale. Il semble exister actuellement une désertion des forces commerciales des fabricants et des distributeurs vis à vis des professionnels installateurs au profit d’une politique de prescription, plus rémunératrice en volume pose clairement la question de l’isolement de l’entrepreneur

Rapprocher le fabricant / distributeur de l’installateur : Comme dans toute relation partenariale, chaque partie s’engage. L’installateur s’engage à acheter en masse assurant de sa fidélité un distributeur / un fabricant, en contrepartie le fabricant / le distributeur assume pleinement sa compétence et son engagement technique. Ce mouvement génèrera une communication naturelle, permettant à l’entreprise de bien vendre le produit du fabricant

Assurer une présence technique locale : elle doit être disponible, réactive, et de qualité. Elle permet de répondre aux problématiques opérationnelles au quotidien.

Ceci nécessite certainement la mise en place d’offres de spécialité et par conséquent une évolution de l’organisation interne des fabricants/ distributeurs et en tout cas des distributeurs, sous forme de pôle de compétences, porteurs d’outils dédiés accessibles par le web et utilisables sur chantiers, comme par exemple des simulateurs qui sont les meilleurs outils de persuasion à la mise ne œuvre de chantier éco efficaces.
Comment accélérer la transition énergétique

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte ainsi que les plans d’action qui l’accompagnent vont permettre à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique et de renforcer son indépendance énergétique en équilibrant mieux ses différentes sources d’approvisionnement.
Le texte doit créer l’élan d’une écologie positive qui lève les freins, libère les initiatives et qui apporte dès aujourd’hui des bénéfices tangibles à chacun. Complément de lecture sur le site du ministère de l’écologie : Actions concrètes : des outils pour les territoires, les citoyens et les entreprises.

 

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