Ubérisation de la rénovation énergétique le rôle des collectivités territoriales

Ubérisation de la rénovation énergétique le rôle des collectivités territoriales

Ubérisation de la rénovation énergétique par Philippe Dresto, président de l’observatoire National du Bâtiment

Ubérisation de la rénovation énergétique : atelier collectivités territoriales

 

Ubérisation de la rénovation énergétique assises de l'énergie 2017 BordeauxIci sont restitués quelques éléments de langage retenus de l’atelier sur les collectivités territoriales et l’ubérisation de la rénovation énergétique qui s’est tenu dans le cadre des assises européennes de la transition énergétique 2017 à Bordeaux.

 

Approche quantitative de la rénovation énergétique

SI l’on fait une rapide rétrospective sur le sujet, remettons-nous en mémoire quelques grandeurs quantitatives :

  • Le marché du bâtiment, c’est 150 milliards d’euros d’activité.
  • Un peu moins de 400 000 entreprises actives sur l’ensemble des corps de métier, dont 90% de moins de 10 salariés.
  • Le bâtiment est un secteur très diffus.
  • C’est aussi un secteur clef pour ce qui est du levier de réduction des GES responsables de 40% des consommations énergétiques nationales, 53% du parc résidentiel est en catégorie D et E, c’est-à-dire consommant entre 150 et 330 kWh m² ep/an, au sens de la RT.
  • Le neuf représente 70 milliards d’activités et la rénovation 80 milliards.
  • La seule rénovation énergétique compte pour 13 milliards d’euros.
  • Cette rénovation n’a pas attendu les politiques actuelles pour exister et il est très difficile aujourd’hui d’estimer l’impact de ces politiques sur l’émergence, d’ailleurs très lente de ce marché.
  • On estime aujourd’hui à 130 000 rénovations dans le résidentiel. Attention, tout n’est pas de la rénovation, puisqu’une chaudière qui tombe en panne pour des raisons d’obsolescence entre dans ces statistiques…
  • Toujours dans le résidentiel, on estime que la valeur moyenne des travaux de rénovation engagés par les ménages correspond à un budget de 6 000 €.
    • 48% des ménages engagent des travaux de moins de 1000€… cela correspond à 6% de la valeur des travaux de rénovation
    • 45% des ménages engagent un budget entre 1000 et 10000 €, soit 52% des engagements.
    • 7% des ménages réalisent des travaux lourds, soit 36% des travaux.

 

Approche qualitative de la rénovation énergétique

Pour dépasser ces simples chiffres, je vous propose quelques repères qualitatifs également. Gardons en tête que l’enjeu n’est pas dans le neuf, on ne construit que 1% du parc par an et on démolit très peu, et qui plus est on le construit de manière vertueuse du point de vue de la consommation. La question réside donc sur notre capacité à traiter les consommations d’énergie et les rejets de GES dont est responsable le parc qui est sous nos yeux.

Pour cela la filière s’organise et de nombreux sujets émergent, entre autres :

  • Qualification, le RGE bien sûr, mais plus généralement la montée en compétence des entreprises d’une manière générale.
  • Passer du cm au millimètre
  • Intégrer la capacité à travailler ensemble
  • Montée en compétences sur les phases amont, les études, la préparation des chantiers
  • Quid de la compétence de coordination ?

 

Réussir l’émergence de l’ubérisation de la rénovation énergétique

L’ambition est que l’offre soit prête au moment où la demande émergera durablement, car nous sommes encore loin d’être sur un marché mature avec la rénovation énergétique. Les tensions de marché reste fortes, 2012, 2013, 2014, 2015 ont été des années de décroissance pour le bâtiment.

2016 aura été une année de transition vers 2017 qui devrait enfin être une année de croissance pour le bâtiment. Depuis l’année record 2007, soit 10 ans, le secteur n’aura connu qu’une année de croissance, en 2011…

La rénovation énergétique constitue un levier de croissance significatif et les collectivités territoriales ont un rôle central à jouer pour l’aider à émerger.

Il s’agit d’un marché de proximité, non délocalisable, générateur d’emplois pour les territoires, de dynamisme économique, mais également de cohésion sociale.

Le Plan de Rénovation Énergétique de l’habitat (PREH) favorise cette émergence et place les territoires au cœur de cette dynamique, notamment au travers des Plateformes Territoriales de Rénovation Energétique (PTRE).

Au-delà des ambitions et des orientations affichées par les pouvoirs publics, des travaux prospectifs en la matière ont été réalisés au sein de l’observatoire.

Les facteurs d’émergence identifiés sont bien entendu :

  • La conjoncture économique : pour l’heure elle reste très décevante.
  • Le prix de l’énergie : je ne reviens pas sur le baril à 55 USD actuellement et le prix de l’électricité historiquement bas en France.
  • La réglementation : elle est ambitieuse, mais encore trop orientée sur le neuf.
  • Les incitations fiscales et financières : elles sont nombreuses et pas toujours très lisibles et qui plus est les moyens de l’État demeurent réduits (nous reparlerons bien entendu de la dernière loi sur la transition énergétique et écologique).
  • La position de l’Europe : elle est contraignante, notamment en ce qui concerne la dérégulation du marché de l’énergie ce qui risque d’avoir un impact en matière de prix de l’énergie.
  • Enfin la position des banques et leurs appétences à financer des travaux pour les ménages….

Si tous les indicateurs passaient au vert, il serait possible de tenir les objectifs, pour l’heure, ce n’est pas le cas et le marché ne dispose pas encore forcément des moyens pour permettre l’émergence durable du marché de la rénovation énergétique, créer de l’activité économique et de l’emploi non délocalisable pour nos territoires.

Vous l’aurez donc compris, le sujet de cette table ronde est plus que d’actualité, il est stratégique pour la filière et pour les territoires. Pour nous parler de ces sujets, ce matin nous accueillons à la fois des acteurs des territoires, des entreprises du bâtiment et des acteurs du numérique, puisque cette transition tant attendue passe par le digital.

 

4 idées clefs pour la montée en compétences des professionnels du bâtiment :

  1. Exigences de performance du bâtiment implique une meilleure qualité de conception en amont des interventions opérationnelles en construction neuve et en réhabilitation (Montée en compétences sur les fonctions « ingénierie » / lecture de bilan thermique, / thermographie…)
  2. Changement de politique énergétique implique un renforcement des performances nécessitant de normaliser et de contrôler la chaîne d’intervention sur le chantier (Mise en place de l’autocontrôle sur chantier)
  3. Transformation d’organisation implique un travail en réseau entre les acteurs du bâtiment pour garantir le niveau de performance attendu (Portage de l’offre globale)
  4. Progrès technologiques implique un accompagnement des usagers afin de transformer les comportements pour bénéficier pleinement des performances permises par les équipements (Guide d’usage)
Nouvelle carte d’identité pour le secteur du BTP

Nouvelle carte d’identité pour le secteur du BTP

Nouvelle carte d’identité pour le secteur du BTP par Philippe Dresto

Nouvelle carte d’identité du BTP : la carte professionnelle d’identification

C’est quoi  la nouvelle carte d’identité pour le BTP?

Nouvelle année, nouveau dispositif !

Pour lutter contre le travail illégal dans le bâtiment, le gouvernement met en œuvre la carte d’identité du BTP. Elle devrait concerner tous les salariés de toutes les entreprises du bâtiment et des travaux publics. Pour Jacques Chanut, Président de la FFB, qui s’est exprimé sur RTL le 4 janvier 2017 sur le sujet, « l’idée était de trouver un système pour savoir qui est qui sur un chantier. Il y a une multiplicité de contrats qui existent, des CDI, des CDD, des intérimaires… ». Il ajoute que cette carte, plus qu’une carte de crédit, sera avant tout « une carte d’identité professionnelle ». Selon lui, il est difficile d’estimer la place et le coût de la fraude, mais il estime qu’il y a « autant de travailleurs détachés légaux que d’illégaux ».

Dans le détail, cette carte est munie d’un QR code et est personnelle à chacun des salariés exerçant sur un chantier. L’ambition est de faciliter le travail des inspecteurs du travail. Ces derniers pourront désormais identifier chacun des ouvriers pour vérifier la régularité de leur situation et détecter les cas de fraude. Cette carte peut s’apparenter à une autorisation d’exercice de sa fonction délivrée dans un secteur particulièrement touché par le travail illégal.

Il semble que cette carte ne soit pas totalement une réelle nouveauté. En effet, une carte professionnelle existait déjà pour les ouvriers de ce secteur, le vrai souci aujourd’hui est l’absence totale de contrôles. Des ouvriers du secteur témoignent « Je n’ai pas été contrôlé une seule fois en trente ans, et je suis sur des gros chantiers ». Alors est-ce que cette nouvelle carte va changer les choses ?.

La nouveauté réside dans la mise en œuvre d’une vraie base de données qui interface l’ensemble des données et qui devrait permettre une identification rapide et efficace. Ainsi les contrôles en seront facilités, ce qui devrait les multiplier…

Nouvelle carte d’identité : Carte Professionnelle BTP

Carte Professionnelle BTP Crédit : Copyright Imprimerie Nationale

Tout salarié accomplissant, dirigeant ou organisant, même à titre occasionnel, accessoire ou secondaire, des travaux de BTP, quel que soit son contrat de travail : CDD, CDI, intérimaire ou contrat de détachement d’une entreprise étrangère.

Quelles sont les entreprises concernées

Cette obligation s’applique à tout employeur : entreprises de BTP ou de travail temporaire, établies en France ou à l’étranger, employeurs établis à l’étranger qui détachent des salariés en France ou entreprises ayant recours à des salariés détachés intérimaires.

Cependant, l’obligation ne concerne pas :

  • certains professionnels présents sur les chantiers : architectes, diagnostiqueurs immobiliers, métreurs, coordinateurs en matière de sécurité et de protection de la santé, chauffeurs et livreurs,
  • les salariés commerciaux et des services supports des entreprises (gestion de la paie, gestion des risques, maintenance informatique, prévention et sécurité, service achat et approvisionnement, gestionnaire des stocks, etc.), même s’ils sont présents en permanence sur un chantier,
  • les stagiaires, à condition que leur tuteur soit en capacité de présenter tout document attestant de leur qualité de stagiaire.

La nouvelle carte BTP doit remplacer l’ancienne carte BTP délivrée par les caisses Congés Intempéries BTP, qui deviendra invalide.

Alors, la fin du travail au noir ?

La nouvelle carte d’identité sera obligatoire à partir de juin 2017. Ce nouveau dispositif concernera à terme près de 2 millions de salariés et 500.000 entreprises. Cette carte coute individuellement 10.8 euros. Elle sera financée par les employeurs qui pourront, eux aussi, avoir accès aux informations dans le cadre d’une plateforme numérique.

Dans le cas où un salarié ne serait pas en mesure de présenter sa carte, l’employeur risquerait jusqu’à 2000 euros d’amende.

La France lutte depuis des années contre le travail illégal. Les sujets de travail déporté sont également récurrents ces dernières années, pintés du doigt, comme étant des perturbateurs de la concurrence. D’après une étude de l’Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale (ACOSS) menée en 2014, une entreprise contrôlée sur sept a eu recours au travail dissimulé, soit 8% des salariés.

Il s’agit de 25% des entreprises d’Ile-de-France, qui représente 20% de l’activité du bâtiment en France. Une politique de contrôle s’impose…

Quelles perspectives ?…

57.300 contrôles ont été effectués en 2014, 38% d’entre eux ont concerné le BTP, 15.300 infractions ont été relevées pour travail illégal. Les contrôles accrus ont par la même occasion permis de faire augmenter le montant des redressements à hauteur de 460 millions d’euros en 2015, selon l’Acoss.

L’apparition de la carte d’identification professionnelle dans le BTP marque une nouvelle étape dans le plan national de lutte contre le travail illégal.

Le gouvernement souhaite néanmoins aller plus loin. Le premier ministre, qui considère que le projet de l’UE est « abîmé par la fraude au détachement » a déclaré vouloir combattre ce fléau « à l’échelle de l’Europe, avec le concours de nos partenaires ». « Soit nous parvenons à lutter efficacement ensemble contre les abus en matière de détachement des travailleurs, soit c’est le principe même de libre circulation qui sera sapé dans ses fondements », a-t-il ajouté. Il propose une révision des règles de la directive européenne de 1996 qui traite des travailleurs détachés, ceux-là même évoqués précédemment.

Comment obtenir la nouvelle carte d’identification du BTP

Pour réaliser une demande carte d’identification professionnelle (ou carte BTP), un site dédié a été mis en place. Chaque entreprise doit créer un compte pour être identifiée et fournir un certain nombre de renseignements.

carte BTP carte d'identification professionnelle

Cliquez sur l’image pour accéder au site carte BTP

Texte de référence – Code du travail

Perspectives du BTP 2017 : une croissance à 1%

Perspectives du BTP 2017 : une croissance à 1%

Perspectives du BTP 2017 par Philippe Dresto président de l’Observatoire national du bâtiment

Perspectives du BTP 2017 : une croissance à 1%

Le retournement conjoncturel observé au second quadrimestre 2016 se traduit au global pour l’année, par une conjoncture à zéro. Ce constat tend à confirmer que 2016 sera une année de transition, de la décroissance vers un retour à la croissance. La grande question maintenant est de savoir sur quelle intensité est-il envisageable de compter pour cette reprise….

Les perspectives conjoncturelles pour l’année 2016 restent très variables d’un métier à l’autre. Le segment gros œuvre demeure toujours négatif, mais présente les perspectives de reprise les meilleures, notamment en ce qui concerne le neuf pour le segment logement collectif. Clos et couvert et finition sont à l’équilibre, quand ce sont les lots techniques qui restent les plus dynamiques.

Ce qui frappe, c’est que l’ensemble des métiers semble bénéficier de l’embellie conjoncturel. Ceci laisse à penser que 2017 sera une année positive dynamisée notamment par une certaine reprise de la construction neuve, qui se généralise depuis le logement collectif, à la maison individuelle et au tertiaire.

Les indicateurs opérationnels confirment la bonne orientation de la conjoncture, à l’image de l’intérim par exemple qui gagne 10 points entre le second quadrimestre et la fin de l’année. Cet indicateur est particulièrement intéressant, car il est un bon révélateur de la « charge opérationnelle » des entreprises. Cette orientation est en phase avec les 0.2 mois supplémentaires qu’enregistrent globalement les carnets de commandes et qui profitent à l’ensemble des tailles d’entreprises

Les scenarii les plus optimistes attendent une croissance de +2%, 1% serait déjà une bonne nouvelle.

 

Perspectives du BTP 2017 : gros œuvre et clos et couvert

Après avoir connu les conjonctures les plus tendues, le gros œuvre maçonnerie devrait être en 2017 un des moteurs de la croissance. Encore négative sur l’ensemble de l’année 2016, le dernier quadrimestre laisse attendre le retournement conjoncturel espéré. 2017 devrait permettre à ces métiers de gagner près de 2 points de conjoncture et placer cette dynamique aux alentours des +1.5%, tirés notamment par le logement collectif.

Dans la mouvance générale du marché, le segment de la charpente couverture opère au second quadrimestre une amélioration conjoncturelle significative. Les intensités conjoncturelles sont comparables à celles du gros œuvre pour ce secteur d’activité. 2016 est attendue comme une période de transition peut être légèrement négative et 2017 devrait voir un gain de plus de 1 point de conjoncture, pour une conjoncture de l’ordre de +1%. L’orientation du troisième quadrimestre semble confirmer ces prévisions de marché, notamment grâce à la bonne tenue de encore du logement collectif.

Pour ce qui est des métiers de la menuiserie, le dernier quadrimestre confirme les perspectives échafaudées en août dernier. L’équilibre de la période précédente devient la règle pour l’ensemble de l’année 2016. 2017 devrait être une année de croissance légèrement en retrait de la charpente couverture, mais dans le même esprit un peu au-dessus de +1%. Les performances du troisième quadrimestre semblent confirmer cette supposition.

 

Perspectives du BTP 2017 pour le second œuvre technique

Pour le génie électrique, les notes positives du quadrimestre précédent se confirment sur la fin de l’année avec une accélération de la reprise. Au final l’année 2016 devrait être une année de croissance pour l’installation électrique juste sous la barre des +1%. Il s’agit d’une bonne performance relativement au reste du marché. Pour 2017, la reprise semble se confirmer également entre 1 et 2%, dans la dynamique du gros œuvre. Cette reprise se traduit donc par une reprise légèrement moins marquée que sur le reste du marché, pour au final une croissance toujours légèrement supérieure à la conjoncture du bâtiment.

Le génie climatique continue, quant à lui, de bénéficier d’une dynamique supérieure au reste du marché du bâtiment. 2016 est une année de croissance, avant l’heure de la réelle reprise du bâtiment. Les perspectives de croissance pour le chauffage climatisation sont également supérieures en 2017. La conjoncture est attendue en croissance de près de +2% relativement à 2016 qui est une année déjà positive à près de +1%. La croissance pour ce métier semble robuste, tous les segments étant orientés positivement, le premier moteur de la croissance étant également le résidentiel collectif.

Enfin sur le segment de la plomberie, les bonnes nouvelles des périodes précédentes se confirment sur la fin de l’année. Même si le rythme de croissance reste toujours un peu en deçà de celui du chauffage, l’année 2016 sera une année positive pour la plomberie. 2017 s’annonce également en croissance certainement un peu au-dessus de +1%. Cela se traduit globalement par un gain de l’ordre de 0.5 point de dynamique conjoncturelle. Sur la fin de l’année, les caractéristiques de croissance donne la tonalité pour les prochains mois Résidentiel collectif / Reprise de l’individuel / Retournement conjoncturel du neuf

 

Perspectives du BTP 2017 pour le second œuvre de finition

En matière de ravalement isolation, le segment se positionne historiquement dans une conjoncture supérieure à celle du marché, faut il y voir les marques d’une transition énergétique, peut être. Actuellement, la reprise de l’ensemble des segments de marché du bâtiment a tendance à faire converger les dynamiques conjoncturelles. Ainsi les performances de l’activité isolation, supérieures à celle du bâtiment, tend à se faire rattraper par les autres secteurs d’activité. Cela constitue relativement une bonne nouvelle, c’est la preuve de la robustesse de la reprise. Pour cette activité 2016 aura donc été marquée par une croissance de l’ordre de 1% et pourrait presque doubler en 2017, à l’image de la conjoncture de cette fin d’année qui termine sur des notes vraiment encourageantes.

Les métiers de la plâtrerie, quant à eux, auront connu une année 2016 ne demi-teinte. Certes la décroissance semble derrière, mais la croissance n’est pas non plus installée. Après avoir été à l’équilibre au second quadrimestre, la fin de l’année affiche quelques couleurs encourageantes. Au global, l’année 2016 aura été une année à 0, marquant la fin de la décroissance et ouvrant les porte de la croissance (attendue de l’ordre de 1 à 1.5% en 2017) permise notamment par les bonnes performances du résidentiel collectif comme le confirme les mesures du dernier quadrimestre 2016.

La peinture ne devrait pas faire exception à la règle. 2016 est une année de transition, qui devrait être très légèrement positive. Cette orientation permet d’espérer une croissance plus marquée en 2017, un peu au-dessous des +1%. Les métiers de la peinture continuent d’afficher des performances en deçà des observations qui peuvent être faite pour le bâtiment en général, comme le confirme le dernier quadrimestre 2016, cependant, dans ce contexte de tension économique, il est toujours agréable de pouvoir enfin parler de croissance, si légère soit-elle.

Du point de vue du segment revêtement de sol, les performances demeurent décevantes pour ce métier dans un équilibre tout juste positif sur la fin de l’année. Ces tonalités positives, portées notamment par le logement collectif ne permettent pas au secteur d’activité de clôturer l’année en positif. En revanche comme annoncé en août dernier la transition est en route et 2017 devrait être une année de croissance, relativement au-dessous des moyenne du marché, mais cependant positive, de l’ordre de 0.5 à 0.8%, ce qui est également le cas pour les métiers de la métallerie.

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